Qu’est-ce que la gestion locative et peut-on s’en occuper soi-même ?

La gestion locative est un acte par lequel une personne physique ou morale déléguée par un mandataire est tenue d’assurer la gestion des biens immobiliers d’un mandant. Ce dernier est souvent le propriétaire des biens immobiliers. Le mandataire est donc en charge de plusieurs missions comme l’envoi des avis d’échéances, la perception des loyers, etc.

Les qualifications du professionnel

Le professionnel en charge de la gestion locative doit avoir certaines qualifications. S’il s’agit d’une agence, celle-ci a pour obligation d’avoir une habilitation, c’est-à-dire une obligation imposée par la loi Hoguet du 2 janvier 1970. Cette règlementation stipule que le professionnel doit détenir d’une carte professionnelle qui comporte la mention « Gestion Immobilière ». De plus, cet expert doit avoir été mandaté par le propriétaire du bien. Pour cela, il doit y avoir un contrat de mandat entre le mandant et le mandataire. Cette convention doit mentionner tous les détails sur les missions principales confiées au professionnel. En général, les tâches attribuées se concentrent sur la gestion administrative, la gestion technique, la gestion financière, le contentieux, la recherche de locataire, la gestion courante et les services occasionnels.

Qui effectue la gestion locative ?

La gestion locative peut être assurée par le propriétaire du bien. Par contre, la plupart du temps, on a recours aux services de tierces compétentes pour que les affaires se déroulent correctement.  D’un côté gérer soi-même son bien permet de s’auto-former dans le domaine et d’être en contact direct avec ses clients. De plus, on peut faire de l’économie en se passant des frais d’agence. D’un autre côté, si on n’est pas un spécialiste, on risque de récolter des pertes. On doit aussi avoir une grande disponibilité, car on doit s’adapter aux horaires des clients.

Les types de biens dans la gestion locative

Il existe différents types de biens à administrer en gestion locative :

– Les lots d’habitation qui constitueront les résidences principales ou secondaires des locataires ;

– Les lots commerciaux et professionnels qui seront considérés comme un lieu d’exercice d’une activité professionnelle, pour ne citer que les magasins, les ateliers de production, etc. ;

– Les lots secondaires, à l’exemple des garages, des caves, etc.